Ne voyez-vous pas tous ces moins qui m’entourent et se dégagent de moi ?
Je suis un ion.
Avant, j’étais le plus redouté des cations.
Le cuivre m’enviait, le fer me jalousait.
Dorénavant, je ne suis plus qu’un minable petit anion.
Le chlore rit de moi, le sulfate se moque de moi.
Toi, petite créature métallique, viens me redonner ma neutralité.
Enveloppe moi de tes pensées positives.
Partage avec moi tes surcharges électriques.
Recharge moi de l’intérieur.
Quant à toi vilain ion chloré, éloigne toi de moi.
Je ne veux plus avoir affaire à des moins que rien.
Je veux un plus.
Et je n’en demanderais pas moins.
Je me suis recroquevillée.
Je serais un zéro, mais pas nulle pour autant.
Je serais une sphère ; les moins n’en seront que moins nombreux.
Plus de recoins où ils pourraient se cacher.
Ou peut-être la solution
est-elle de mettre les gaz
Et être plus solide?
J’irais de moins en moins mal.
Je serais de plus en plus bien.
Et je finirais par être plus ou moins moi.
09 octobre 2006
24 septembre 2006
Approche préliminaire
L’occasion ne pouvait être plus belle, tel un oisillon qui attend sa sortie
de l’œuf, Orchea m’offre la possibilité de me dévoiler à vous.
Finalement ma « déambulation » à travers les chemins de la vie m’aura donné
l’opportunité de m’exprimer en milieu ami et continuer à tenter d’avancer
dans les dédales du futur.
Pour vous donner en quelques mots une ébauche de mon identité, j’ai répondu
présent il y a quelques jours à l’appel lancé par Orchea à la recherche de
Superman et après plusieurs lectures des critères et conditions ennonçées et
requises j’ai cru reconnaître quelques unes dans le profil, et voilà
qu’elle vous donne la possibilité aujourd’hui d’être nos témoins. D’être des
acteurs positifs à l’amorçage de cette prise de contact…Quoi de plus beau en
cette période de spiritualité renforcée.
Orchea est une fille pas comme les autres, elle lutte contre la médiocratie
et comme vous le savez elle ne se suffit pas « des queues de câpres » elle
veut le zest, la mousse de la crème, l’humus….Ceci est une chose bien
difficile de nos jours, des jours ou le matériel a enrobé l’esprit des gens
et ou les signes extérieurs de richesse l’ont emporté sur la profondeur, la
sérénité et l’harmonie sans sophistication.
Mon but dans la vie n’est pas l’accumulation de rendez vous tout azimut ni
l’extériorisation à outrance au point de fatiguer mon auditoire si même
l’abus du culte de la personnalité et de glorification, non ! Je laisse cela
à d’autres blogeurs qui excellent dans l’art, je passe seulement par là et
me réjouis de l’instant t et c’est déjà ça.
Sans prétendre rivaliser avec mes concitoyens lecteurs de ce blog, que sais
je potentiels soupirants peut être, j’ai l’orgueil de leur dire que je me
battrai tel un vaillant cavalier avec seule arme celle de jongler avec les
mots et ne conjuguer à la première personne que pour plaire à mon hotesse.
Des lectrices de ce blog, probablement un gotta intellectuel de la gente
féminine à l’esprit vif, actives et dynamiques je serai toujours à l’écoute
pour conseils et points de vues afin de débattre sur les approches qui
pourraient me rendre encore plus à la hauteur de la tache ou je me suis
empêtré.
Inouite
de l’œuf, Orchea m’offre la possibilité de me dévoiler à vous.
Finalement ma « déambulation » à travers les chemins de la vie m’aura donné
l’opportunité de m’exprimer en milieu ami et continuer à tenter d’avancer
dans les dédales du futur.
Pour vous donner en quelques mots une ébauche de mon identité, j’ai répondu
présent il y a quelques jours à l’appel lancé par Orchea à la recherche de
Superman et après plusieurs lectures des critères et conditions ennonçées et
requises j’ai cru reconnaître quelques unes dans le profil, et voilà
qu’elle vous donne la possibilité aujourd’hui d’être nos témoins. D’être des
acteurs positifs à l’amorçage de cette prise de contact…Quoi de plus beau en
cette période de spiritualité renforcée.
Orchea est une fille pas comme les autres, elle lutte contre la médiocratie
et comme vous le savez elle ne se suffit pas « des queues de câpres » elle
veut le zest, la mousse de la crème, l’humus….Ceci est une chose bien
difficile de nos jours, des jours ou le matériel a enrobé l’esprit des gens
et ou les signes extérieurs de richesse l’ont emporté sur la profondeur, la
sérénité et l’harmonie sans sophistication.
Mon but dans la vie n’est pas l’accumulation de rendez vous tout azimut ni
l’extériorisation à outrance au point de fatiguer mon auditoire si même
l’abus du culte de la personnalité et de glorification, non ! Je laisse cela
à d’autres blogeurs qui excellent dans l’art, je passe seulement par là et
me réjouis de l’instant t et c’est déjà ça.
Sans prétendre rivaliser avec mes concitoyens lecteurs de ce blog, que sais
je potentiels soupirants peut être, j’ai l’orgueil de leur dire que je me
battrai tel un vaillant cavalier avec seule arme celle de jongler avec les
mots et ne conjuguer à la première personne que pour plaire à mon hotesse.
Des lectrices de ce blog, probablement un gotta intellectuel de la gente
féminine à l’esprit vif, actives et dynamiques je serai toujours à l’écoute
pour conseils et points de vues afin de débattre sur les approches qui
pourraient me rendre encore plus à la hauteur de la tache ou je me suis
empêtré.
Inouite
17 septembre 2006
L'invité de la mariée
Qu’elle est belle cette mariée aux mains couvertes de henné
Qu’elle est belle cette mariée habillée comme une poupée
Qu’elle est belle cette mariée maquillée comme une traînée
Qu’elle est belle cette mariée prête à se faire baiser et enculer
Ce mariage est nul à chier mais vous y avez été convié
Il faut maintenant simuler et faire croire à l'assemblée
Que vous êtes ravis d'y assister et l'attendiez depuis des années
Et que vous êtes l'invité le plus heureux pour la mariée
Dégustez sans dégueuler tous ces infects petits salés
Buvez un coup pour faire passer le goût amer de cette soirée
Regardez-la et souriez, n’oubliez pas que vous êtes filmés
Les regards sont aux aguets et les mémoires sont programmées
Faites de la place à la mariée qui peut à peine se déplacer
Regardez la se tortiller dans sa keswa… Quelle mocheté !
Appréciez la voix étriquée de ce chanteur de karaoké
Mais les critiques acidulées c'est pour l’after de la soirée
Applaudissez et déhanchez au son des rythmes endiablés
Ne restez surtout pas assis même si vous ne savez pas danser
Louez une robe, maquillez vous, faites une coiffure et dépensez
Mais sachez que quoi que vous fassiez vous serez vite oublié
Au final elle s'est mariée mais elle les aura bien gonflés
A ces centaines d'invités qui n'ont fait que se moquer
De cette mémorable soirée digne d'un prince héritier
Ou plutôt d'une employée épousant un ouvrier
Ne restera de cette soirée que toutes ces dettes impayées
Les critiques et les commérages des ménagères frustrées
La VHS démodée et les souvenirs lobotomisés
D’une chaude nuit de juillet d’on ne sait plus quelle année
Qu’elle est belle cette mariée habillée comme une poupée
Qu’elle est belle cette mariée maquillée comme une traînée
Qu’elle est belle cette mariée prête à se faire baiser et enculer
Ce mariage est nul à chier mais vous y avez été convié
Il faut maintenant simuler et faire croire à l'assemblée
Que vous êtes ravis d'y assister et l'attendiez depuis des années
Et que vous êtes l'invité le plus heureux pour la mariée
Dégustez sans dégueuler tous ces infects petits salés
Buvez un coup pour faire passer le goût amer de cette soirée
Regardez-la et souriez, n’oubliez pas que vous êtes filmés
Les regards sont aux aguets et les mémoires sont programmées
Faites de la place à la mariée qui peut à peine se déplacer
Regardez la se tortiller dans sa keswa… Quelle mocheté !
Appréciez la voix étriquée de ce chanteur de karaoké
Mais les critiques acidulées c'est pour l’after de la soirée
Applaudissez et déhanchez au son des rythmes endiablés
Ne restez surtout pas assis même si vous ne savez pas danser
Louez une robe, maquillez vous, faites une coiffure et dépensez
Mais sachez que quoi que vous fassiez vous serez vite oublié
Au final elle s'est mariée mais elle les aura bien gonflés
A ces centaines d'invités qui n'ont fait que se moquer
De cette mémorable soirée digne d'un prince héritier
Ou plutôt d'une employée épousant un ouvrier
Ne restera de cette soirée que toutes ces dettes impayées
Les critiques et les commérages des ménagères frustrées
La VHS démodée et les souvenirs lobotomisés
D’une chaude nuit de juillet d’on ne sait plus quelle année
10 septembre 2006
Besoin d'ailleurs
J’ai envie de partir.
Envie de faire du mal sans que ce soit mal.
Envie de tuer, de torturer, de faire souffrir.
Envie de sourire, de faire rire, de mourir de rire.
Envie de vivre sans conscience, de m’abrutir et de m’adonner à des plaisirs bestiaux.
J’ai envie d’un endroit où, en guise de bienvenue, des Orchidées multicolores se mettraient au garde à vous.
Les arbres, les fleurs, les insectes me parleraient, les animaux danseraient et les plantes se tortilleraient au gré du vent.
Je n’aurais plus à subir les cafés entre filles où chacune parlait de son parfait petit bonheur en croyant que tout le monde était content pour elle. Je n’aurais plus à m’enticher du rôle de l’amie qui se réduisait à un « Ah oui ? Félicitations » et à des sourires figés de Miss Languedoc-Roussillon.
Je plongerais mes doigts aux ongles fraîchement manucurés dans du sable chaud et j’entendrais le bruit lointain des enfants qui se chamaillent à propos d’une pelle ou d’un râteau.
Je marcherais, sans faire exprès, sur le château de sable qu’ils construisent depuis des heures et j’éprouverais cette jouissance en voyant une immense tristesse envahir leur visage pour les amadouer d’un simple sourire.
Je m’allongerais sur un hamac, les doigts de pied en éventail et siroterais des cocktails aux mille et une couleurs avec un parapluie en plastique fait par des enfants chinois maltraités dont je me foutrais éperdument.
Je chasserais et dévorerais tous les animaux sans me soucier de la chaîne alimentaire, je privilégierais les espèces en voie de disparition. Je les dépècerais impunément et me couvrirais de leur fourrure. J’éprouverais un malin plaisir à entendre les insectes et les lézards craquer sur le feu crépitant, noircir et devenir croustillants.
Je ressentirais l’adrénaline après avoir plongé, comme chaque matin, du Choco tom dans une tasse de lait bien chaud et l’avoir ressorti victorieusement juste avant qu’il ne se fracasse.
Je courrais nue dans la Nature et sentirais mon corps ferme répondre au moindre de mes mouvements et mes seins rebondir frénétiquement. Je voudrais alors voir Pedro* courir nu dans l’autre sens, le sexe pendant, afin de me perdre dans ses bras musclés.
Mon autre bonheur du matin serait de voir Pedro (le sexe toujours aussi pendant) en peignoir blanc lisant le journal du matin en buvant son jus d’orange maltaises fraîchement pressées et l’entendre dire « C’est malheureux tous ces morts » puis se tourner vers la page sport.
Dans un élan, je me casserais une noix de coco sur le crâne sans me faire mal et boirais son lait en le laissant voluptueusement couler sur mon corps bronzé.
Je surprendrais alors le regard plein de désir de Pedro (le sexe pendant de l’autre côté) en voyant cette scène et je ferais ma difficile en le laissant croire que j’ai juste besoin de tendresse.
Mon degré de désensibilisation sera tel que plus rien ne me préoccupera autant que ma petite personne. Ni la faim, ni la misère, ni les guerres, ni les catastrophes naturelles n’auront d’effet sur moi.
Les amies se réuniront autour d’un café sans moi, les hommes poursuivront leurs croisades en s’entretuant avec barbarie et les morts continueront à se faire manger par les vers… Moi, je serais enfin libre, car subir ce monde est le plus grands des fardeaux.
(*)Pedro est un mec indescriptible, mais crois-moi il est parfait !
Envie de faire du mal sans que ce soit mal.
Envie de tuer, de torturer, de faire souffrir.
Envie de sourire, de faire rire, de mourir de rire.
Envie de vivre sans conscience, de m’abrutir et de m’adonner à des plaisirs bestiaux.
J’ai envie d’un endroit où, en guise de bienvenue, des Orchidées multicolores se mettraient au garde à vous.
Les arbres, les fleurs, les insectes me parleraient, les animaux danseraient et les plantes se tortilleraient au gré du vent.
Je n’aurais plus à subir les cafés entre filles où chacune parlait de son parfait petit bonheur en croyant que tout le monde était content pour elle. Je n’aurais plus à m’enticher du rôle de l’amie qui se réduisait à un « Ah oui ? Félicitations » et à des sourires figés de Miss Languedoc-Roussillon.
Je plongerais mes doigts aux ongles fraîchement manucurés dans du sable chaud et j’entendrais le bruit lointain des enfants qui se chamaillent à propos d’une pelle ou d’un râteau.
Je marcherais, sans faire exprès, sur le château de sable qu’ils construisent depuis des heures et j’éprouverais cette jouissance en voyant une immense tristesse envahir leur visage pour les amadouer d’un simple sourire.
Je m’allongerais sur un hamac, les doigts de pied en éventail et siroterais des cocktails aux mille et une couleurs avec un parapluie en plastique fait par des enfants chinois maltraités dont je me foutrais éperdument.
Je chasserais et dévorerais tous les animaux sans me soucier de la chaîne alimentaire, je privilégierais les espèces en voie de disparition. Je les dépècerais impunément et me couvrirais de leur fourrure. J’éprouverais un malin plaisir à entendre les insectes et les lézards craquer sur le feu crépitant, noircir et devenir croustillants.
Je ressentirais l’adrénaline après avoir plongé, comme chaque matin, du Choco tom dans une tasse de lait bien chaud et l’avoir ressorti victorieusement juste avant qu’il ne se fracasse.
Je courrais nue dans la Nature et sentirais mon corps ferme répondre au moindre de mes mouvements et mes seins rebondir frénétiquement. Je voudrais alors voir Pedro* courir nu dans l’autre sens, le sexe pendant, afin de me perdre dans ses bras musclés.
Mon autre bonheur du matin serait de voir Pedro (le sexe toujours aussi pendant) en peignoir blanc lisant le journal du matin en buvant son jus d’orange maltaises fraîchement pressées et l’entendre dire « C’est malheureux tous ces morts » puis se tourner vers la page sport.
Dans un élan, je me casserais une noix de coco sur le crâne sans me faire mal et boirais son lait en le laissant voluptueusement couler sur mon corps bronzé.
Je surprendrais alors le regard plein de désir de Pedro (le sexe pendant de l’autre côté) en voyant cette scène et je ferais ma difficile en le laissant croire que j’ai juste besoin de tendresse.
Mon degré de désensibilisation sera tel que plus rien ne me préoccupera autant que ma petite personne. Ni la faim, ni la misère, ni les guerres, ni les catastrophes naturelles n’auront d’effet sur moi.
Les amies se réuniront autour d’un café sans moi, les hommes poursuivront leurs croisades en s’entretuant avec barbarie et les morts continueront à se faire manger par les vers… Moi, je serais enfin libre, car subir ce monde est le plus grands des fardeaux.
(*)Pedro est un mec indescriptible, mais crois-moi il est parfait !
22 août 2006
Mon homme, ce héros

Pourquoi les super héros n’existent que dans les films ?
Pourquoi je ne rentre pas chez moi chaque soir en Batmobile ou dans les bras d’un homme volant ?
Pourquoi je ne partage pas ma vie avec un homme qui soit employé de banque le jour et Justicier masqué la nuit?
Et pourtant je ne suis pas très exigeante ! UN super pouvoir, rien qu’un seul !
N’importe quel truc magique dont je pourrais me vanter !
Qu’il pète du souffre, qu’il chie des tomahawks, qu’il pisse de l’acide, qu’il sache jongler avec ses couilles, que ses tétons lâchent des missiles, que son crachat contienne un poison mortel. Est-ce vraiment trop demander ?
Je veux un homme qui posséderait un pouvoir rien qu’à lui, que lui envierait la Terre entière et avec lequel il pourrait combattre tous les méchants.
Je veux un homme avec qui je vivrais dans une ville obscure où le mal règnerait en maître et qui répondrait au doux nom de Gloris City.
Je veux un homme dont l’armoire possèderait un compartiment secret qui contiendrait tous ses costumes de super héros ! Non, je n’ai pas honte de le dire, je veux un homme qui porte des collants mettant en valeur son organe génital au repos.
Je veux un homme qui ne rentre pas par la porte après le boulot ! Qu’il rampe, qu’il traverse les murs, qu’il se téléporte ! Un truc moins prévisible et moi routinier que son « toc totoc toc » pour m’avertir que c’est bien lui qui se trouve derrière la porte, chose que j’aurais de toute façon devinée vu qu’il rentre chaque soir à 18h27 tapante.
Je ne veux plus d’hommes qui pissent dans leurs frocs à la vue d’un type louche au coin d’une rue légèrement sombre.
Je ne veux pas d’une racaille qui a connu un exode dentaire, avec un tatouage représentant un dragon crachant du feu et des inscriptions gothiques indéchiffrables et dont le corps a soigneusement gardé les traces de toutes ses sorties de boîte !
Je ne veux pas d’un homme qui se booste au Shark et au Red Bull. Je veux un homme naturellement fort, qui ait l’allure d’un héros sans pour autant avoir un passé de videur de boîte de nuit et musclé sans être accro aux anabolisants.
Qu’une fille qui n’a jamais fantasmé sur un mec dont l’intérieur des ongles est recouvert de sang coagulé et de bouts de peau ou qui n’a pas salivé au moins une fois sur les dents métalliques de Joey Starr me jette la première pierre !
Je veux un homme qui me sécurise et me fasse vivre une idylle passionnée. Je veux un homme hors du commun. Je veux un HOMME !
Où est cet amour passion qui vous transperce le cœur, habite chaque infime partie de votre corps, vous ronge de l’intérieur ?
Toi, homme fort, fais moi rêver ! Rends moi invisible, change moi de couleur, transforme moi en poireau, étonne moi !! Je veux me sentir exceptionnelle à travers toi !
L’orchidée a besoin de vivre dans l’illusion.
L’orchidée est une fleur bleue.
25 juin 2006
Check up médical
Je suis à refaire ! Un vrai gâchis !! Le genre de personnes qui constitue une véritable entrave à l’évolution humaine. Si Noé devait reconstituer un monde, il commencerait par me mettre de côté et choisirait dans ce qui reste. Pourquoi ?!
J’ai un sérieux problème de dos qui remonte à ma plus tendre, mais néanmoins mouvementée, enfance, quand j’ai dévalé les escaliers pieds nus alors que le sol était mouillé. Après avoir accompli un triple salto piqué, que personne n’a eu la présence d’esprit de filmer, je suis tombée assez rudement sur le dos. Les radios ont montré une curiosité scientifique en bas du dos, une déviation bizarroïde de la colonne vertébrale.
En sortant de mon école, quand j’avais 7 ans, un taxi m’a roulé sur la jambe.
Résultat des courses ? Fracture de la cheville, plâtre pendant 4 mois. Bon j’avoue que c’était quand même un sacrifice qui en valait le coup, vu tout l’intérêt qu’on m’a porté après cet accident.
J’étais la Che Guevara de mon école. La fille qui avait donné de son corps pour l’Humanité ! Ben oui, c’est quand même grâce à moi qu’il existe depuis un passage piéton devant cette école. Un jour, peut-être que j’aurais droit à une inscription gravée dans le marbre : « Ici, l’Orchidée s’est faite renverser par un vulgaire taxi, que son souvenir reste à jamais gravé dans nos mémoires ».
En jouant avec mon frangin à qui attrape l’autre, j’ai sauté du lit et me suis cassée le bras.
Bilan : 3 semaines de plâtre, quelques baffes, des fessées et une punition exemplaire pour mon frangin qui ont rapidement séché mes larmes. Là aussi, ça valait bien le coup !
Bon là, ça se corse…
Je ne peux pas rester longtemps debout sinon je m’évanouis. La médecine explique ça par une chute de tension lors de la position verticale due à un problème d’équilibre. Entre temps, va expliquer ça à toute une file d’attente à la Poste ou aux Telecom. Le moustachu qui sait pas aligner deux mots sans dire un gros mot préférerait me voir crever plutôt que me laisser passer devant lui.
Je vois des tâches volantes marron. Au bout d’un mois j’ai décidé d’aller voir un médecin et là… Devinez ce que le toubib a dit ? Qu’il n’a jamais vu ça chez une personne de mon age !
Déchirure rétinienne qui a failli se transformer en décollement de rétine (où je rappelle qu’on risque de perdre la vue). Intervention au laser. Tout va bien mais je continue à voir des mouches. C’est facile à vivre quand on n’y fait pas attention mais aliénant quand je me mets à y penser et à essayer de suivre les mouches (chose que j’essaie de ne jamais faire quand je suis au volant ou avec des gens. Il y a quand même des limites à ma folie, là personne ne comprendrait).
J’ai une douleur qui rappelle celle d’une douleur cardiaque sauf que… c’est à droite. J’ai été consulter un médecin (pas le même pour pas éveiller de soupçons) lui assurant que mon cœur est à droite. Bien entendu, il n’a pas trouvé l’origine de cette douleur mais voyant à quel point j’y croyais, il a vérifié que mon coeur était bien à gauche (ce dont je doute encore).
J’ai un problème avec ma dent de sagesse, ce qui peut arriver à tout le monde, sauf que la mienne pousse vers le coté au lieu de pousser vers le haut et nous fait un remake de la colonisation israélienne sur la pauvre dent d’à coté. Bien entendu que j’ai été chez le dentiste pour l’enlever.
Résultat des radios : impossible de l’enlever même par acte chirurgical car Madame la dent de sagesse et Monsieur le nerf entretiennent une étroite liaison et me menacent de paralysie faciale si je tente de les séparer. Bon ben, je souffre, mais c’est quand même pour la bonne cause, ma bouche est le foyer d’une jolie histoire d’amour.
J’ai un problème de circulation sanguine. Oui, j’ai été voir un toubib. Paraît que je dois porter des bas de contention à vie, vous savez le genre de bas que même ma grand mère trouve anti sex! Pas question de porter ça et de mettre fin à mon sex appeal !
J’ai une allergie qui s’est déclenchée à un moment de ma vie où j’étais particulièrement stressée.
Les symptômes ? Rien de bien méchant : je gonfle comme un ballon de baudruche, mon corps se couvre de plaques rouges qui grattent de partout.
Un allergologue ? Bien sûr ! J’ai même été en voir deux.
Résultat ? Prends des corticoïdes, du magnésium, arrête de stresser (comme si j’aimais ça moi être stressée) et ne mange plus ni thon ni fraises … ni chocolat ! Pour ça, il peut toujours courir !
Et pour clôturer le Top Santé magazine, une allergie aux yeux vient subitement d’apparaître. Picotements, gonflement et irritation ! Pfff, j’ai connu pire!
Et avec tout ça, je vous rassure, je ne coûte pas un sou à l’état : je n’ai pas d’assurance!
J’ai un sérieux problème de dos qui remonte à ma plus tendre, mais néanmoins mouvementée, enfance, quand j’ai dévalé les escaliers pieds nus alors que le sol était mouillé. Après avoir accompli un triple salto piqué, que personne n’a eu la présence d’esprit de filmer, je suis tombée assez rudement sur le dos. Les radios ont montré une curiosité scientifique en bas du dos, une déviation bizarroïde de la colonne vertébrale.
En sortant de mon école, quand j’avais 7 ans, un taxi m’a roulé sur la jambe.
Résultat des courses ? Fracture de la cheville, plâtre pendant 4 mois. Bon j’avoue que c’était quand même un sacrifice qui en valait le coup, vu tout l’intérêt qu’on m’a porté après cet accident.
J’étais la Che Guevara de mon école. La fille qui avait donné de son corps pour l’Humanité ! Ben oui, c’est quand même grâce à moi qu’il existe depuis un passage piéton devant cette école. Un jour, peut-être que j’aurais droit à une inscription gravée dans le marbre : « Ici, l’Orchidée s’est faite renverser par un vulgaire taxi, que son souvenir reste à jamais gravé dans nos mémoires ».
En jouant avec mon frangin à qui attrape l’autre, j’ai sauté du lit et me suis cassée le bras.
Bilan : 3 semaines de plâtre, quelques baffes, des fessées et une punition exemplaire pour mon frangin qui ont rapidement séché mes larmes. Là aussi, ça valait bien le coup !
Bon là, ça se corse…
Je ne peux pas rester longtemps debout sinon je m’évanouis. La médecine explique ça par une chute de tension lors de la position verticale due à un problème d’équilibre. Entre temps, va expliquer ça à toute une file d’attente à la Poste ou aux Telecom. Le moustachu qui sait pas aligner deux mots sans dire un gros mot préférerait me voir crever plutôt que me laisser passer devant lui.
Je vois des tâches volantes marron. Au bout d’un mois j’ai décidé d’aller voir un médecin et là… Devinez ce que le toubib a dit ? Qu’il n’a jamais vu ça chez une personne de mon age !
Déchirure rétinienne qui a failli se transformer en décollement de rétine (où je rappelle qu’on risque de perdre la vue). Intervention au laser. Tout va bien mais je continue à voir des mouches. C’est facile à vivre quand on n’y fait pas attention mais aliénant quand je me mets à y penser et à essayer de suivre les mouches (chose que j’essaie de ne jamais faire quand je suis au volant ou avec des gens. Il y a quand même des limites à ma folie, là personne ne comprendrait).
J’ai une douleur qui rappelle celle d’une douleur cardiaque sauf que… c’est à droite. J’ai été consulter un médecin (pas le même pour pas éveiller de soupçons) lui assurant que mon cœur est à droite. Bien entendu, il n’a pas trouvé l’origine de cette douleur mais voyant à quel point j’y croyais, il a vérifié que mon coeur était bien à gauche (ce dont je doute encore).
J’ai un problème avec ma dent de sagesse, ce qui peut arriver à tout le monde, sauf que la mienne pousse vers le coté au lieu de pousser vers le haut et nous fait un remake de la colonisation israélienne sur la pauvre dent d’à coté. Bien entendu que j’ai été chez le dentiste pour l’enlever.
Résultat des radios : impossible de l’enlever même par acte chirurgical car Madame la dent de sagesse et Monsieur le nerf entretiennent une étroite liaison et me menacent de paralysie faciale si je tente de les séparer. Bon ben, je souffre, mais c’est quand même pour la bonne cause, ma bouche est le foyer d’une jolie histoire d’amour.
J’ai un problème de circulation sanguine. Oui, j’ai été voir un toubib. Paraît que je dois porter des bas de contention à vie, vous savez le genre de bas que même ma grand mère trouve anti sex! Pas question de porter ça et de mettre fin à mon sex appeal !
J’ai une allergie qui s’est déclenchée à un moment de ma vie où j’étais particulièrement stressée.
Les symptômes ? Rien de bien méchant : je gonfle comme un ballon de baudruche, mon corps se couvre de plaques rouges qui grattent de partout.
Un allergologue ? Bien sûr ! J’ai même été en voir deux.
Résultat ? Prends des corticoïdes, du magnésium, arrête de stresser (comme si j’aimais ça moi être stressée) et ne mange plus ni thon ni fraises … ni chocolat ! Pour ça, il peut toujours courir !
Et pour clôturer le Top Santé magazine, une allergie aux yeux vient subitement d’apparaître. Picotements, gonflement et irritation ! Pfff, j’ai connu pire!
Et avec tout ça, je vous rassure, je ne coûte pas un sou à l’état : je n’ai pas d’assurance!
07 juin 2006
Bouche à oreille
C’est quand même une gentille fille cette Selima. Non, franchement, moi je l’aime beaucoup.
Tu sais, ça n’a pas toujours été facile pour elle. Enfin, je veux dire… la Nature l’a pas trop gâtée. Elle a été adoptée à l’age d’un mois. Jamila, sa mère adoptive, ne pouvait pas avoir d’enfants ; d’ailleurs elle était à l’époque au bord du divorce tellement son mari désirait fructifier sa semence et elle a essayé toutes les méthodes avant de se résigner à l’adoption, je t’en parlerais une autre fois.
Ah oui? Tu ne le savais pas ? Bon…tu sais maintenant.
Bref, ils ont consulté des centres d’adoption, et on leur a refilé cette petite fille, toute menue. Il paraît qu’à l’époque, Jamila avait été profondément touchée par ce petit bout de bébé aussi fragile que de la porcelaine. Elle avait crié « c’est celle là que je veux ».
Bon, connaissant Jamila et son intuition féminine, je ne m’étonne pas qu’il se soit avéré par la suite que la gosse avait des difficultés psychomotrices assez graves.
Ah, tu ne le savais pas ? Ben…Maintenant, tu sais.
Enfin, voila c’était plus un fardeau qu’autre chose.
Avec le QI d’une huître, elle avait plus de profs particuliers que de matières. Et puis, c’était quand même la plus grosse arnaque du siècle cette mioche. Jamila a dépensé des sommes colossales pour combattre son obésité morbide à coup d’interventions chirurgicales et de régimes soi disant révolutionnaires. Il paraît que les médecins la considèrent comme une curiosité scientifique.
Ah bon? Tu ne le savais pas ? Bon…ben maintenant, tu le sais.
Non et puis, les gens sont tellement méchants. Aller parler d’elle, par ci par là. Je veux dire, en quoi sa vie les intéresse ? Moi je m’en fous des gens, je vis ma vie tranquillement et je ne parle jamais des autres. Mais bon, c’est pas pareil, moi je suis très ouverte d’esprit, j’ai pas la même mentalité c’est sûrement parce que j’ai beaucoup voyagé.
Bref, Selima a du faire face aux ragots, aux rumeurs et aux médisances. Surtout après son mariage avec un noir, contre la volonté de ses parents.
Oui !!! Un noir ! Franchement, quelle idée d’aller épouser un noir ! A-t-on idée ! C’est un type qui venait de je ne sais quel pays d’Afrique, la Somalie ou le Tchad sûrement. Enfin, tu vois quoi… des gens pas comme nous.
Ne me dis pas que tu ne le savais pas ? Tu vivais dans un trou où quoi ?
Moi, j’ai été au mariage, je ne te raconte pas l’ambiance. Jamila ne savait pas où se mettre. Et puis, la délégation de la BAD était dans un coin, au fond de la salle. Non, c’était désolant, vraiment. Une si gentille fille, quel gâchis.
Je racontais ça à une copine la dernière fois, elle m’a dit qu’elle avait entendu dire que Selima aurait couché avec ce type et qu’elle se serait retrouvée enceinte. Ça explique le mariage précipité.
C’est une fille qui mérite beaucoup de compassion. Moi, je n’arrête pas de le dire à tout le monde. Arrêtez de parler d’elle et laissez là faire sa vie tranquillement. Mais, voilà, les tunisiens adorent raconter des choses sur les autres. C’est terrible. Moi, au moins, je ne parle pas des autres.
Bon, je dois te laisser, j’ai rendez vous avec Najoua. Il paraît que sa voisine Fatma a surpris Hédi, son mari, dans un café avec une jeune fille. J’ai hâte de connaître les détails.
Tu sais, ça n’a pas toujours été facile pour elle. Enfin, je veux dire… la Nature l’a pas trop gâtée. Elle a été adoptée à l’age d’un mois. Jamila, sa mère adoptive, ne pouvait pas avoir d’enfants ; d’ailleurs elle était à l’époque au bord du divorce tellement son mari désirait fructifier sa semence et elle a essayé toutes les méthodes avant de se résigner à l’adoption, je t’en parlerais une autre fois.
Ah oui? Tu ne le savais pas ? Bon…tu sais maintenant.
Bref, ils ont consulté des centres d’adoption, et on leur a refilé cette petite fille, toute menue. Il paraît qu’à l’époque, Jamila avait été profondément touchée par ce petit bout de bébé aussi fragile que de la porcelaine. Elle avait crié « c’est celle là que je veux ».
Bon, connaissant Jamila et son intuition féminine, je ne m’étonne pas qu’il se soit avéré par la suite que la gosse avait des difficultés psychomotrices assez graves.
Ah, tu ne le savais pas ? Ben…Maintenant, tu sais.
Enfin, voila c’était plus un fardeau qu’autre chose.
Avec le QI d’une huître, elle avait plus de profs particuliers que de matières. Et puis, c’était quand même la plus grosse arnaque du siècle cette mioche. Jamila a dépensé des sommes colossales pour combattre son obésité morbide à coup d’interventions chirurgicales et de régimes soi disant révolutionnaires. Il paraît que les médecins la considèrent comme une curiosité scientifique.
Ah bon? Tu ne le savais pas ? Bon…ben maintenant, tu le sais.
Non et puis, les gens sont tellement méchants. Aller parler d’elle, par ci par là. Je veux dire, en quoi sa vie les intéresse ? Moi je m’en fous des gens, je vis ma vie tranquillement et je ne parle jamais des autres. Mais bon, c’est pas pareil, moi je suis très ouverte d’esprit, j’ai pas la même mentalité c’est sûrement parce que j’ai beaucoup voyagé.
Bref, Selima a du faire face aux ragots, aux rumeurs et aux médisances. Surtout après son mariage avec un noir, contre la volonté de ses parents.
Oui !!! Un noir ! Franchement, quelle idée d’aller épouser un noir ! A-t-on idée ! C’est un type qui venait de je ne sais quel pays d’Afrique, la Somalie ou le Tchad sûrement. Enfin, tu vois quoi… des gens pas comme nous.
Ne me dis pas que tu ne le savais pas ? Tu vivais dans un trou où quoi ?
Moi, j’ai été au mariage, je ne te raconte pas l’ambiance. Jamila ne savait pas où se mettre. Et puis, la délégation de la BAD était dans un coin, au fond de la salle. Non, c’était désolant, vraiment. Une si gentille fille, quel gâchis.
Je racontais ça à une copine la dernière fois, elle m’a dit qu’elle avait entendu dire que Selima aurait couché avec ce type et qu’elle se serait retrouvée enceinte. Ça explique le mariage précipité.
C’est une fille qui mérite beaucoup de compassion. Moi, je n’arrête pas de le dire à tout le monde. Arrêtez de parler d’elle et laissez là faire sa vie tranquillement. Mais, voilà, les tunisiens adorent raconter des choses sur les autres. C’est terrible. Moi, au moins, je ne parle pas des autres.
Bon, je dois te laisser, j’ai rendez vous avec Najoua. Il paraît que sa voisine Fatma a surpris Hédi, son mari, dans un café avec une jeune fille. J’ai hâte de connaître les détails.
28 mai 2006
Charabia politique
- « Monsieur S., nous vous écoutons. Vous avez 1 minute 30 pour nous exposer votre programme électoral».
- « Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, bonjour.
Les fluctuations socio économiques que connaît actuellement notre pays ont pour conséquence l’impérative nécessité de mettre en place des mesures de protection visant a une restructuration sociale dans laquelle chacun de vous pourra trouver sa dignité.
La volonté farouche de sortir notre pays de la crise oblige à la prise en compte plus effective d’un plan correspondant aux exigences et aspirations de chacun.
La conjoncture actuelle de notre pays doit nous amener au choix impératif des redistributions budgétaires et à la révision du statut précaire des exclus qui doit s’intégrer à la finalisation globale d’un projet porteur d’espoirs.
Je reste fondamentalement persuadé de l’effort prioritaire qui doit être porté à répondre à vos préoccupations quotidiennes afin d’amener notre cher pays à vivre dans un avenir s’orientant vers plus de progrès et de justice.
L’effort doit être porté à la lutte contre l’aggravation des hétérogénéités et des inégalités due aux discriminations afin de mettre fin aux disparités, entre autres salariales, qui touchent notre société
Nous devons, mes chers compatriotes, regarder l’avenir à travers le même œil, celui du progrès et de l’égalité sociale.
Dans cette optique, des solutions rapides correspondant aux grands axes sociaux prioritaires doivent être mises en place afin de combattre les effets massifs de cette crise : le développement du chômage et de la précarité, la baisse du pouvoir d’achat, la restriction de possibilités déjà limitées d’ascension sociale, l’extension de la vulnérabilité et de l’exclusion.
Nous devons instaurer ensemble une politique active ancrée dans les institutions de notre modèle social qui promeut l’indemnisation des populations les plus touchés par la crise afin de garantir des minima sociaux permettant à chacun de vivre de manière décente.
J’ai l’ultime conviction que la situation d’exclusion que certains d’entre vous connaissent peut être combattue avec un programme plus humain, plus juste et plus novateur.
Nous devons aller vers l'adoption de législations concrètes combinant l'impératif de souplesse économique avec celui de protection des groupes vulnérables qui constituent les piliers de notre société pluraliste.
Vos préoccupations sont les miennes et mes priorités sont les vôtres. Mon programme est clair et par les simples mesures que je viens d’énoncer, je suis le plus apte à répondre à toutes les questions que vous vous posez ».
- « Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, bonjour.
Les fluctuations socio économiques que connaît actuellement notre pays ont pour conséquence l’impérative nécessité de mettre en place des mesures de protection visant a une restructuration sociale dans laquelle chacun de vous pourra trouver sa dignité.
La volonté farouche de sortir notre pays de la crise oblige à la prise en compte plus effective d’un plan correspondant aux exigences et aspirations de chacun.
La conjoncture actuelle de notre pays doit nous amener au choix impératif des redistributions budgétaires et à la révision du statut précaire des exclus qui doit s’intégrer à la finalisation globale d’un projet porteur d’espoirs.
Je reste fondamentalement persuadé de l’effort prioritaire qui doit être porté à répondre à vos préoccupations quotidiennes afin d’amener notre cher pays à vivre dans un avenir s’orientant vers plus de progrès et de justice.
L’effort doit être porté à la lutte contre l’aggravation des hétérogénéités et des inégalités due aux discriminations afin de mettre fin aux disparités, entre autres salariales, qui touchent notre société
Nous devons, mes chers compatriotes, regarder l’avenir à travers le même œil, celui du progrès et de l’égalité sociale.
Dans cette optique, des solutions rapides correspondant aux grands axes sociaux prioritaires doivent être mises en place afin de combattre les effets massifs de cette crise : le développement du chômage et de la précarité, la baisse du pouvoir d’achat, la restriction de possibilités déjà limitées d’ascension sociale, l’extension de la vulnérabilité et de l’exclusion.
Nous devons instaurer ensemble une politique active ancrée dans les institutions de notre modèle social qui promeut l’indemnisation des populations les plus touchés par la crise afin de garantir des minima sociaux permettant à chacun de vivre de manière décente.
J’ai l’ultime conviction que la situation d’exclusion que certains d’entre vous connaissent peut être combattue avec un programme plus humain, plus juste et plus novateur.
Nous devons aller vers l'adoption de législations concrètes combinant l'impératif de souplesse économique avec celui de protection des groupes vulnérables qui constituent les piliers de notre société pluraliste.
Vos préoccupations sont les miennes et mes priorités sont les vôtres. Mon programme est clair et par les simples mesures que je viens d’énoncer, je suis le plus apte à répondre à toutes les questions que vous vous posez ».
22 mai 2006
Zohra, echawefa
Madame Naziha, cocue, descendit difficilement de son coupé cabriolet et se dirigea vers le N°53, de la rue de l’Amiral R. Elle déchiffra l’inscription suivante :
Cabinet de Mme Zohra L.
Voyante
Zohra echawefa était un personnage sorti tout droit d’un épisode de X-Files.
Ses dons surnaturels lui permettaient de prédire votre avenir sur trois générations et dans les moindres détails jusqu’à la couleur du string de vos arrières petit enfants pour leur nuit de noces.
La visite débutait par un diagnostic sur votre situation passée, actuelle et future.
Vous n’aviez jamais à lui exposer pourquoi vous étiez là, elle le savait mieux que vous.
Ses rayons X lisaient en vous comme dans un livre ouvert dont elle maîtrisait parfaitement la langue.
Pire, elle sondait votre âme, elle mettait à nu vos vices cachés, toutes vos perversions les plus inavouables, tous ces maudits événements que vous aviez avec grand peine réussi à refouler, tous ces pêchés qui vous faisaient penser honteusement que vous tueriez la personne qui viendrait à les découvrir un jour.
Elle n’avait pas de honte à vous regarder dans le fond des yeux et à vous dire le plus simplement du monde : « arrête tes pratiques sado maso », « les partouses ne sont plus de ton âge », « la zoophilie te tuera ».
Quand vous entriez chez elle, vous laissiez aux vestiaires votre manteau tout autant que votre intimité, votre vie ne vous appartenait plus et au vu de son incommensurable réputation, le jeu avait l’air d’en valoir la chandelle.
Elle vous proposait parfois quelques remèdes miracle pour retrouver un amour perdu, conjurer le mauvais sort ou mettre fin à l’Envie et la Jalousie dont vous étiez sans nul doute victimes.
Car pour elle, tout le monde enviait tout le monde. Vous serez toujours le gentil poursuivi par les forces du mal qui n’en d’yeux que pour votre Renault super 5 cabossée et votre travail routinier d’employé de bureau dans une institution étatique.
Les rituels vaudous, les prières du Vatican, les incantations divines ne représentaient rien devant une recette magique concoctée par ses propres soins. C’était l’univers entier qui se plaçait dans la conjoncture qu’elle souhaitait. Elle était une divinité sur terre.
Zohra était unique en son genre, c’était ça sa force.
Elle ne lisait pas dans le marc d’un café turc que vous deviez boire cul sec.
Elle ne faisait pas des lignes et des courbes sinueuses de votre main une carte de votre vie.
Elle ne vous proposait pas une partie de cartes en affirmant que vous étiez ensorcelée à la vue d’une Dame de carreau.
Elle ne se perdait pas dans la contemplation d’une boule de cristal dans laquelle elle semble être la seule à voir quelque chose.
Elle ne liquéfiait pas, sous vos yeux écarquillés, un kilo de plomb et vous débitait des événements tous plus saugrenus les uns que les autres en regardant le plomb former des figures aléatoires.
Non ! Elle, c’était autre chose, bien au dessus de tous ces charlatans qui vous extirpaient votre argent.
Elle se contentait de vous regarder dans le blanc des yeux et vous narrait votre passé, votre présent et votre avenir avec une aisance déroutante.
Elle était la plus grande bibliothèque du monde et détenait la biographie de chacun, écrite par la main même de Dieu.
On racontait qu’elle avait amené au pouvoir bon nombre de dirigeants politiques.
Certains affirmaient qu’elle y était pour beaucoup dans la victoire écrasante de Chirac, un de ses plus fidèles clients, aux dernières élections. Jospin avait été envoûté, c’était évident.
Les visites officielles de présidents et autres princesses et Emirs se terminaient toujours par une entrevue discrète avec Zohra echawefa.
Elle était devenue un monument du patrimoine, une fierté nationale dont on vantait les mérites, et même, parfois, la raison officieuse de certaines visites.
Zohra avait à un moment ou un autre changé la voie de votre destinée. On lui devait forcément quelque chose : Certains lui devaient tout, d’autres lui devaient de n’être plus rien.
Madame Naziha, cocue et désespérée de surcroît, sonna.
Cabinet de Mme Zohra L.
Voyante
Zohra echawefa était un personnage sorti tout droit d’un épisode de X-Files.
Ses dons surnaturels lui permettaient de prédire votre avenir sur trois générations et dans les moindres détails jusqu’à la couleur du string de vos arrières petit enfants pour leur nuit de noces.
La visite débutait par un diagnostic sur votre situation passée, actuelle et future.
Vous n’aviez jamais à lui exposer pourquoi vous étiez là, elle le savait mieux que vous.
Ses rayons X lisaient en vous comme dans un livre ouvert dont elle maîtrisait parfaitement la langue.
Pire, elle sondait votre âme, elle mettait à nu vos vices cachés, toutes vos perversions les plus inavouables, tous ces maudits événements que vous aviez avec grand peine réussi à refouler, tous ces pêchés qui vous faisaient penser honteusement que vous tueriez la personne qui viendrait à les découvrir un jour.
Elle n’avait pas de honte à vous regarder dans le fond des yeux et à vous dire le plus simplement du monde : « arrête tes pratiques sado maso », « les partouses ne sont plus de ton âge », « la zoophilie te tuera ».
Quand vous entriez chez elle, vous laissiez aux vestiaires votre manteau tout autant que votre intimité, votre vie ne vous appartenait plus et au vu de son incommensurable réputation, le jeu avait l’air d’en valoir la chandelle.
Elle vous proposait parfois quelques remèdes miracle pour retrouver un amour perdu, conjurer le mauvais sort ou mettre fin à l’Envie et la Jalousie dont vous étiez sans nul doute victimes.
Car pour elle, tout le monde enviait tout le monde. Vous serez toujours le gentil poursuivi par les forces du mal qui n’en d’yeux que pour votre Renault super 5 cabossée et votre travail routinier d’employé de bureau dans une institution étatique.
Les rituels vaudous, les prières du Vatican, les incantations divines ne représentaient rien devant une recette magique concoctée par ses propres soins. C’était l’univers entier qui se plaçait dans la conjoncture qu’elle souhaitait. Elle était une divinité sur terre.
Zohra était unique en son genre, c’était ça sa force.
Elle ne lisait pas dans le marc d’un café turc que vous deviez boire cul sec.
Elle ne faisait pas des lignes et des courbes sinueuses de votre main une carte de votre vie.
Elle ne vous proposait pas une partie de cartes en affirmant que vous étiez ensorcelée à la vue d’une Dame de carreau.
Elle ne se perdait pas dans la contemplation d’une boule de cristal dans laquelle elle semble être la seule à voir quelque chose.
Elle ne liquéfiait pas, sous vos yeux écarquillés, un kilo de plomb et vous débitait des événements tous plus saugrenus les uns que les autres en regardant le plomb former des figures aléatoires.
Non ! Elle, c’était autre chose, bien au dessus de tous ces charlatans qui vous extirpaient votre argent.
Elle se contentait de vous regarder dans le blanc des yeux et vous narrait votre passé, votre présent et votre avenir avec une aisance déroutante.
Elle était la plus grande bibliothèque du monde et détenait la biographie de chacun, écrite par la main même de Dieu.
On racontait qu’elle avait amené au pouvoir bon nombre de dirigeants politiques.
Certains affirmaient qu’elle y était pour beaucoup dans la victoire écrasante de Chirac, un de ses plus fidèles clients, aux dernières élections. Jospin avait été envoûté, c’était évident.
Les visites officielles de présidents et autres princesses et Emirs se terminaient toujours par une entrevue discrète avec Zohra echawefa.
Elle était devenue un monument du patrimoine, une fierté nationale dont on vantait les mérites, et même, parfois, la raison officieuse de certaines visites.
Zohra avait à un moment ou un autre changé la voie de votre destinée. On lui devait forcément quelque chose : Certains lui devaient tout, d’autres lui devaient de n’être plus rien.
Madame Naziha, cocue et désespérée de surcroît, sonna.
07 mai 2006
Tout obtenir afin de pouvoir tout mépriser*

Diriger, gouverner, avoir du pouvoir sur les autres.
Sentir que l’on est suspendu à vos ordres, à l’affût d’un mot, un geste, un regard pour le transformer en action.
Dans un rêve utopique et par une matinée glorieuse, j’ai accédé à ce pouvoir.
J’ai mené une campagne sans merci, où ma démagogie n’avait d’égale que mon hypocrisie.
J’ai été un Dieu dont les adeptes buvaient goulûment les prophéties.
J’ai fait miroiter à la populasse un avenir aussi radieux qu’un matin de printemps.
Je leur ai susurré les paroles qui résonnaient depuis toujours dans leurs pensées chimériques.
J’ai fait couler dans leurs veines un sang plus rempli d’espoir que d’hémoglobine.
J’ai donné un goût à leurs vies insipides.
Dans ce même rêve, j’ai dit : « J’ai décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale ! », après le journal de 20h, alors que des millions de téléspectateurs étaient accrochés à leurs téléviseurs, attendant impatiemment mon discours.
J’ai également dit : « Qu’on le couvre d’or » en faisant ce geste de désinvolture impériale, et j’ai vu dans les yeux de cette personne, que j’ai daigné regarder, une reconnaissance infinie.
J’ai crié, du haut de ma monture: « Que tous les régiments soient prêts, nous attaquerons à l’aube ! », sous le regard angoissé mais déterminé de mon infanterie.
Je fus chronologiquement aimée, respectée, redoutée, et finalement haïe par un peuple dont chaque être n’avait constitué qu’une marche vers le trône.
Sans aucun scrupule, je n’ai tenu qu’une seule promesse de tous les mensonges que j’avais craché à leurs visages : celle de ne jamais les lâcher. Car j’étais là, et pour toujours.
Mon pouvoir était en place.
Stable, immuable, imperturbable…
J’y avais goûté, et je ne pouvais ni ne voulais m’en détacher.
Enivrée par ma gloire, je voulais faire de mon règne une latrie.
Plutôt mourir ou les faire tous mourir que me résigner à laisser ma place à autrui.
Me battre pour maintenir ma suprématie, c’est par instinct de survie que je le faisais.
A mon réveil, j’ai réfléchi.
J’ai manifestement l’âme d’un leader. Mais je suis de cette race de leaders qui représentent un vrai danger pour les libertés humaines.
Je serai animée par une motivation plus forte que veiller à la bonne marche de mon institution, celle d’exercer mon autorité, afin d’en tirer une autosatisfaction jouissive.
C’est ainsi.
Plus on en a, plus on en veut.
Plus on en veut, moins on peut s’en passer.
Plus on l’exerce, plus grande sera la domination… jusqu’à atteindre l’étouffement.
Étouffement d’une personne, étouffement d’un peuple.
Je suis bien mieux à ma place.
Me laisser accéder à un quelconque pouvoir causerait votre suicide, car je suis incontrôlable.
* citation de Maurice Barrès
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